Rivalité entre frères et sœurs

Les conflits de fratrie sont universels et, dans une certaine mesure, utiles : c'est souvent là que les enfants apprennent à négocier, à céder et à défendre leur place.

Ce qui alimente les conflits

Le partage de l'attention parentale davantage que celui des objets. Un enfant qui réclame un jouet réclame le plus souvent un regard. L'écart d'âge, le rang dans la fratrie et le tempérament modulent l'intensité, sans jamais l'expliquer entièrement.

Ne pas arbitrer systématiquement

Intervenir à chaque dispute installe les enfants dans une course à l'arbitrage. Nommer l'émotion de chacun, rappeler la règle, puis laisser chercher une solution fonctionne mieux que désigner un coupable, ce qui fige durablement les rôles de victime et d'agresseur.

L'équité n'est pas l'égalité

Vouloir tout donner à l'identique produit l'effet inverse de celui recherché : les enfants comparent alors avec d'autant plus de précision. Répondre au besoin propre de chacun, en l'expliquant, est plus juste et mieux accepté.

Quand s'inquiéter

La violence répétée et unilatérale, l'humiliation systématique, la peur d'un enfant à l'égard d'un autre sortent du registre de la rivalité ordinaire. Elles justifient une intervention ferme et, si elles persistent, l'avis d'un professionnel.